Midonna

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CONTES ET LÉGENDES

MIDONNA, guerrière du passé


Il y a bien longtemps, les Terres de Soscath n’étaient que de simples royaumes gouvernés par des seigneurs belliqueux. Les guerres et les conflits d’intérêts étaient incessants, aucun royaume ne parvenait à signer de trêve ou à faire d’entente à l’amiable. Seule la loi du plus fort régnait, les plus faibles et les pacifistes se voyaient écrasés misérablement comme de simples insectes. Les peuples en étaient fortement infectés, jamais la démographie des terres de Soscath ne fut au plus bas que durant ces années. Les armées des différents royaumes étaient redoutées de tous, elles inspiraient la terreur et la mort qu’elles apportaient dans les territoires à conquérir. Mais toutes les armées n’étaient pas tant détestées, l’une d’elles inspirait le respect dans le cœur des habitants mais aussi des seigneurs. A la tête de cette armée, la belle et glorieuse Midonna.

Midonna était une chef de guerre dirigeant des troupes puissantes et ordonnées. La belle jeune femme aux traits très fins et délicats était une grande stratège et une meneuse d’homme née. Dès son plus jeune âge, elle témoigna d’un talent inné pour la gestion des armées et pour l’art de la guerre et des combats. Elle acquit son statut de Dame de Guerre à l’âge précoce de 19 ans, à la suite d’un événement qui la mena au sommet.

A cette époque, l’elfe n’était qu’une simple sentinelle. Son unité était acculée par des troupes ennemies, la mort les attendait à la fin de la bataille. Mais Midonna ne lâcha pas prise : désobéissant aux ordres, elle contourna la position où elle était postée et accula à son tour le général de l’armée ennemie. Dès lors, les troupes virent en elle un guide à suivre et à respecter. Les troupes qu’elle avait sauvées en tenant tête à son capitaine désertèrent en masse. Le Seigneur qu’elles servaient dû se résoudre à quitter le domaine de la Guerre. Midonna quant à elle acquis en quelques jours à peine une armée ambitieuse, fière et respectueuse de la vie, cette beauté et ce cadeau fait aux Hommes. Cette armée était indépendante des bas seigneurs ne pensant qu’à se faire la guerre. Nombreux furent les contrats et les propositions de mariage de la part des rois, mais la séduisante Midonna refusait de se soumettre au rôle de donneuse d’héritiers. Elle ne voulait qu’une chose : instaurer une paix durable et un climat tranquille pour les peuples subissant les caprices des pauvres hommes à leurs tête.

C’est ainsi que la dominatrice des champs de bataille demeura des décennies au sommet du tableau de guerre. Personne n’osait la provoquer, personne n’osait se mesurer à cette furie des duels. Mais un jour un adversaire de taille se présenta enfin, un adversaire digne d’elle. Que voulait-il ? Quelle était la raison de sa provocation ? Rien de très notable pour un autre chef de guerre. La vie de Midonna contre la vie de son armée. Un duel entre ces deux puissants guerriers ou un conflit d’une envergure inimaginable entre deux grandes forces les plus dangereuses de Soscath. Les hommes de Midonna refusaient de la voir se faire massacrer, sans elle ils ne seraient rien. Mais la guerrière, avant de partir pour son dernier combat dit une chose à ses hommes : mieux vaut mourir l’arme à la main que seul comme un malandrin.

Midonna rejoignit son adversaire. Personne ne sait ce qui se passa, le duel interdit fut dissimulé au monde, personne n’était assez noble pour admirer ce duel légendaire. Aucun mortel ne put déterminer l’issu de ce combat. Ni Midonna ni son adversaire ne reparurent. Ses hommes, poussés à poursuivre l’œuvre de leur guide, prirent d’assaut l’autre grande armée et en sortirent vainqueurs. Ils festoyèrent et entrèrent dans la légende comme leur guide qui rejoignit le Panthéon des dieux du ciel.